Face à l’ampleur de la crise que nous traversons, l’engagement de l’Union européenne est primordial.
Face à l’ampleur de la crise que nous traversons, l’engagement de l’Union européenne est primordial.
En 2008, la crise des subprimes provoquait le tarissement du crédit au niveau mondial entraînant ainsi une crise économique sans précédant depuis celle de 1929.
Après avoir répondu à la crise financière par un soutien décisif aux banques, à la crise économique par des plans de relance réactifs et ciblés et au problème des déficits des pays européens par des plans de maîtrise budgétaire, les responsables des pays du monde doivent prendre leurs responsabilités pour que les erreurs du passé ne se reproduisent pas. Il faut repositionner l’économie au service de l’Homme et non l’inverse.
Si la France a engagé cette étape avec l’adoption à l’Assemblée nationale d’une loi favorisant la régulation du système financier, elle ne peut cependant pas agir seule. La régulation du système financier dans la mondialisation requiert la force du couple franco-allemand et la légitimité de l’Union européenne, sous peine de voir les dispositions nationales contournées.
Je me félicite des déclarations d’Angela MERKEL et de Nicolas SARKOZY, le 14 juin dernier, qui sont à ce titre très encourageantes, car c’est seulement avec le renforcement de l’axe franco-allemand que le capitalisme renouera durablement avec l’humanisme.