
15/06/2011 Marc LAFFINEUR se félicite de la création du dispositif de « la prime spéciale aux salariés »
Marc LAFFINEUR se réjouit du dispositif de « la prime spéciale aux salariés » qui donne un « véritable coup de pouce » au pouvoir d’achat des Français, tout en offrant aux PME des garanties de souplesse en terme d’application.
Alors que le projet de loi de financement de la sécurité sociale rectificative est actuellement examiné à l’Assemblée nationale, Marc LAFFINEUR salue « le dispositif à la fois ambitieux et réaliste » de la création de la prime spéciale aux salariés prévu par l’article 1 du texte.
« Obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés, la prime touchera, selon les projections, plus de 4 millions de Français soit un tiers de l’ensemble des salariés de notre pays. La détermination du montant de la prime aura lieu au cas par cas grâce au dialogue et à la concertation sociale. »
« Les craintes légitimes qui avaient pu être émises par les patrons de PME sont par ailleurs dissipées. Dans cette perspective, il est intéressant de noter que plus de 74% des patrons de PME se sont déclarés favorables à son versement. »
« A travers cette proposition, la majorité se saisit du débat sur le partage de la valeur ajoutée. La crise économique a fait naître chez les Français une exigence d’éthique et de morale sur la question de la rémunération. Il appartient au politique de répondre à cette attente. »
01/04/2011 En mission sur la compétitivité de l'économie française
Marc LAFFINEUR a été nommé avec 10 parlementaires, membre de la mission d’information sur la compétitivitéde l’économie française et le financement de la protection sociale.
Son objectif est d’analyser l’évolution de la compétitivité des entreprises au regard de la situation de nos principaux partenaires et concurrents et de s’interroger sur les charges qui pèsent sur les entreprises, le pouvoir d’achat des salariés et donc l’emploi.
Les parlementaires doivent auditionner des membres du Gouvernement, des économistes, des sociologues,des responsables administratifs, des représentants du monde de l’entreprise, des chefs d’entreprise et dirigeants syndicaux, et rendront leur rapport cet été.
01/03/2011 Le 2ème Plan national Maladies rares a été présenté
Fondateur et Co-Président du groupe d’étude sur les maladies rares à l’Assemblée nationale, Marc LAFFINEUR se félicite de l’annonce par le Gouvernement du 2ème Plan national Maladies rares.
« Le lancement de ce second plan Maladies rares est une véritable bonne nouvelle pour les 3 millions de nos concitoyens concernés et pour l'avenir de l'innovation médicale en France. Si ces maladies sont dites « rares », n'oublions pas qu'elles touchent des millions de personnes en France, dont la souffrance n'en est que renforcée par l'isolement des milliers de cas, et que les recherches faites sur les maladies rares aboutissent fréquemment à des avancées qui vont bien au delà de ce champs.
Il succède à un premier plan qui a fait de la France un modèle unanimement reconnu en Europe pour son efficacité. Les inquiétudes manifestées par des associations, qui demandent des précisions sur ce nouveau plan, méritent toutefois d’être prises en considération, aussi je procéderai rapidement à l’audition des Ministres concernés, dans le cadre du groupe d’étude sur les Maladies rares, et j’engagerai un dialogue avec les associations sur des points qui relèvent du domaine de compétence du Parlement, tels que la responsabilité des médecins pour des prescriptions en dehors des autorisations de mise sur le marché, afin de pouvoir rapidement élaborer une proposition de loi, si cela s’avère nécessaire. »
03/02/2011 Solidarité et péréquation entre les collectivités territoriales : Marc LAFFINEUR poursuit sa mission
Membres de la Commission des Finances, Marc LAFFINEUR et Jean-Pierre BALLIGAND, député socialiste, ont réalisé un rapport sur la taxe professionnelle dans le cadre de la mission qu’ils mènent depuis plus de deux ans sur les relations financières entre l’Etat et les collectivités territoriales.
Ils préconisaient, au-delà des mesures attenantes à la réforme de la taxe professionnelle, la mise en place d’un système de péréquation des ressources communales et intercommunales. Au cours de l’examen du projet de loi de finances 2011, Marc LAFFINEUR a déposé un amendement visant à établir les principes de cette péréquation qui entrera en vigueur en 2012.
A la demande de la commission des finances, cette mission va se poursuivre afin de formuler des propositions sur les modalités de fonctionnement de ce fonds de péréquation. La création d’une péréquation communale et intercommunale ambitieuse constitue en effet un défi majeur pour remettre la solidarité au cœur des relations entre les collectivités territoriales.
Lire l'amendement
01/02/2011 "L’humanisme jusque dans la mort"
« Les fins de vie douloureuses que certains de nos proches ont dû affronter, nous rappellent sans cesse la tragédie qui se joue quand la médecine touche à ses limites. La souffrance et la détresse des témoignages médiatisés de Chantal Sébire et Vincent Humbert ont à ce titre bouleversé la société française. Elles ont suscité un grand débat national qui au regard des discussions parlementaires de ces derniers jours, ne semble pas s’être refermé. Si j’entends la douleur de ceux qui ont vécu une épreuve aussi terrible, je ne peux me résoudre, en tant que médecin et député, à penser que l’euthanasie puisse être une solution à ce type de situation. « Aide au suicide », « Aide active à la fin de vie », « Droit de mourir dans la dignité », les euphémismes utilisés pour désigner l’euthanasie, n’arrivent à me faire oublier que derrière les mots se cachent « le don de la mort » et donc le verbe tuer.
Ce débat éthique grave dont se saisit de nouveau l’espace public doit être abordé avec sérénité et responsabilité. Il n’est ni partisan, ni générationnel, ni religieux, puisqu’il renvoie en premier lieu, à notre conception intime et personnelle de l’absolu qu’est la mort. Chacun devra y exposer avec calme ses arguments et écouter avec respect le point de vue des autres, tout en prenant bien garde des postures idéologiques et des grandes vertus compassionnelles qui conduisent le plus souvent à une simplification du réel au détriment de la raison.
Dans des circonstances où culminent l’incertitude, le sentiment d’impuissance et la tentation de renoncer, l’idée de mettre un terme à ce qui paraît inacceptable ne peut, à mon sens, se prévaloir des valeurs humanistes. L’incapacité pour le malade, les proches et les médecins, de savoir si selon l’éthique républicaine, ils considèrent l’homme comme une « fin en soi », l’en empêche.
La législation ne peut autoriser l’euthanasie, car les articles d’un code ne répondront jamais aux questions qu’elle soulève. Quelle est la part de détresse, de renoncement dans la demande à l’euthanasie d’un malade affaibli ? Comment déterminer la volonté d’un malade ayant perdu toute faculté pour pouvoir communiquer avec le monde environnant ? Comment le médecin peut-il déclarer objectivement qu’une personne peut être tuée médicalement ?
Les lois qui ont été votées depuis 1999 par la droite comme par la gauche ont évité cet écueil. Celle du 22 avril 2005 a permis d’apporter des réponses adaptées à la question du maintien des traitements thérapeutiques pour ceux dont le diagnostic médical est sans appel. Elle a autorisé la limitation ou l’arrêt des soins ainsi que le traitement par antalgiques, sur demande du malade ou par demande de sa personne de confiance, si celui-ci /e trouve dans l’incapacité d’exprimer sa volonté.
Lancé en 2008, le plan de développement des soins palliatifs s’est inscrit dans sa continuité. Il prévoit le assage en quatre ans, de 100 000 à 200 000 patients en fin de vie pris en charge dans les services de soins palliatifs et la création de 1 200 nouveaux lits d’hôpitaux. Cette mesure, en disant non à l’euthanasie, non à l’acharnement thérapeutique, oui à la prise en charge de la douleur et oui à l’accompagnement de la fin de vie, rejoint la démarche historique des autorités publiques.
Le philosophe Emmanuel Hirsch disait que « Les missions du soin relèvent d’une double exigence : préserver l’humanité d’une relation et ne pas renoncer à reconnaître l’autre en ce qu’il demeure jusqu’au terme de son existence ». A nous, citoyens et médecins de nous engager à les remplir dans un sentiment de solidarité et de fraternité humaine. »
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